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Mon parcours professionnel, ou comment j'ai trouvé ma "voix"

Dernière mise à jour : 27 nov. 2023



Puisque dans nos entretiens vous allez me confier une partie de votre vie, je trouve important de faire de même de mon côté. J'aime à dire que le travail social c'est avant tout une rencontre, et pour cela il faut que les deux osent se livrer.

Êtes-vous prêt à me rencontrer ?


Je vous propose ici de développer mon parcours professionnel, depuis la fin du lycée. L'idée n'est pas de faire un article où je décris mon CV, pour cela, vous pouvez aller lire ma page LinkedIn. Mon envie est de me confier à vous, pour vous montrer que trouver sa « voix » peut prendre du temps. Oui c'est un jeu de mot, et pour le comprendre il faut lire la suite.


Aborder mon parcours d'études et d'emploi, c'est forcément parler de ma vie personnelle, car l'un ne va pas sans l'autre. Etant très pudique, cet exercice n'est pas des plus simples pour moi. Qu'il est difficile de lâcher prise et d'oser être soi, sans craindre l'avis des autres, n'est-ce pas ? Je vais tenter de me livrer avec sincérité, en espérant que mon témoignage vous soit utile.


Êtes-vous prêts pour mon monologue sur mon parcours pro ? Accrochez-vous, car le chemin n'est pas linéaire !

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Tout commence en 2007, quand je viens d'obtenir mon baccalauréat ES avec mention, alors que je n'avais pas révisé (oui je fais partie de ces gens insupportables...). Toute ma scolarité, je me suis reposée sur mes acquis sans m'en rendre compte. J'en ai pris conscience que très récemment. On y reviendra (patience).

(et oui j'aime les parenthèses, va falloir vous y habituer)

(ou pas, mais du coup la lecture va être très désagréable pour vous)

(ce qui serait dommage)


A la fin du lycée, j'étais complètement perdue. Comment savoir quelle orientation choisir quand on ne sait pas les directions possibles ? On fait avec ce qu'on a : les conseils des adultes en qui on a confiance. Il faut savoir que, quand j'étais petite, je disais que je voulais être maîtresse d'école. J'ai compris plus tard, pourquoi ce métier a longtemps hanté mes désirs, on y reviendra (beaucoup de suspense en ce début d'article !)

Au lycée, le projet s'était transformé en devenir professeur du 2nd degré. En fonction des profs qui me plaisaient, mon choix de matière variait : un coup l'anglais, un coup les maths, un coup les SES (sciences économiques et sociales). Au moment de choisir mon orientation en terminale, j'aimais beaucoup ma prof de SES, qui était aussi la professeur principale de notre classe. Du coup, je vous le donne en mille : je voulais devenir professeur de SES. Pour cela, ma prof m'a fortement recommandé d'aller en faculté AES (administration économique et sociale), afin d'avoir des cours d'économie et de droit. Mais moi, au fond, ce que je préférais en cours de SES c'était la sociologie... D'ailleurs, j'ai eu 20/20 à mon épreuve du bac sur une dissertation de socio dont le sujet était le chômage. Cette anecdote n'a pas pour but de me vanter -même si j'étais et suis toujours très fière de cette note- mais pour montrer l'appétence que j'avais déjà au lycée pour cette science humaine. De ce fait, j'ai émis l'hypothèse de m'inscrire en faculté de sociologie. Ma prof principale m'a alors fortement déconseillé cette orientation pensant que « ça ne sert à rien la sociologie ». Ne sachant pas écouter mes désirs et mes besoins à l'époque, j'ai suivi son conseil et me suis inscrite en faculté AES.

Première erreur de parcours, qui m'a permis d'apprendre que s'écouter soi-même plutôt que d'écouter les autres, ça peut être pas mal. En tout cas, ça m'aurait éviter de me retrouver à pleurer en sortant d'un cours de droit constitutionnel à 20h, à cause de 2h de torture à me demander ce que je faisais là.

Arrivée aux vacances de la Toussaint, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai réussi à avouer à ma mère que ces études n'étaient pas faites pour moi, et que, ce que je voulais depuis le départ, c'était d'étudier la sociologie. Ne pouvant m'inscrire qu'à la rentrée suivante, j'ai décidé de m'incruster dans les cours magistraux en amphi (où les présences n'étaient pas contrôlées) afin d'à la fois étancher ma soif d'apprendre, et de vérifier que ça allait vraiment me plaire. Je m'étais trompée une fois, c'était déjà bien assez non ? (lol, attendez de lire la suite...) Ces quelques mois d'infiltration m'ont persuadé : j'ai donc enchaîné sur une licence de sociologie. Info utile pour la suite : entre temps j'ai déménagé à 500 km pour suivre un homme dont j'étais très amoureuse.

Je garde de ces trois années d'étude un sentiment de révélation. Comme si, enfin, je trouvais une matière, un domaine qui me plaisait, et en plus dans lequel je n'étais pas trop mauvaise. Allez, disons-le, j'avais des bonnes notes et mon directeur de mémoire voulait que je continue dans la recherche. Et moi aussi ça me tentait bien... mais comment on mange et paye ses factures en faisant de la recherche ? C'est bien joli la sociologie (ça rime) mais quand est-ce que mes parents n'auront plus à m'aider ?

En parallèle de mes études, je travaillais dans une école primaire, où j'animais le temps périscolaire. J'avais choisi ce job étudiant afin de me rapprocher du métier d'enseignant qui me trottait toujours en tête. Un projet réalisable et raisonnable car avec seulement deux ans d'études supplémentaires, j'avais ensuite l'assurance d'un salaire de fonctionnaire. Parfait, non ? Quand on est celle qui doit assumer les charges du couple et tout porter sur ses petites épaules, on fait vite un choix entre le rêve (devenir sociologue) et la raison (devenir enseignante). En 2011, quand j'ai décidé de passer le CRPE (concours de recrutement de professeur des écoles), je pensais vraiment avoir trouvé le métier qui me convenait.

Spoiler : ce n'était pas le cas.


Une réforme ayant eu lieu, il était désormais obligatoire d'avoir un niveau bac+5 pour s'inscrire au concours. Qu'importe le contenu du Master, il fallait « juste » avoir ce niveau universitaire. Pour ensuite faire un métier avec des compétences bien spécifiques que l'université n'apprend pas... Bref.

Pensant que (feu) l'IUFM pourrait m'apprendre le métier d'enseignant en plus de me préparer au concours, j'ai choisi de m'inscrire à son master « Métiers de l'Enseignement Scolaire, de la Formation et de la Culture ». Un titre bien pompeux pour juste faire des maths et du français niveau 3ème, afin de réussir les épreuves du concours, sans nous préparer au métier d'enseignant... Résumé de ces deux années : désillusion et frustration.

Deuxième erreur de parcours, qui m'a permis d'apprendre que vivre pour les besoins des autres sans écouter ses propres rêves mène droit dans le mur. Il m'arrive parfois, encore aujourd'hui, de regretter ce choix de ne pas avoir continuer en master de sociologie. Mais je retiens la leçon que je devais en tirer. J'ai juste mis des années à la mettre en application.


Une fois le master en poche, mais sans avoir été retenue aux oraux du CRPE, je me suis retrouvée à devoir vite trouver comment allier l'utile à l'agréable : pouvoir payer mes factures en faisant une activité pas trop déplaisante. A ce moment là, j'étais encore persuadée qu'être enseignante était LA voie qui allait m'épanouir, n'écoutant pas tous les signaux d'alerte que j'avais ressenti pendant deux années. D'ailleurs à l'époque, je ne m'écoutais plus. Et j'ai plongé. Plongé dans l'obstination à vouloir maintenir la tête hors de l'eau en faisant semblant que tout allait bien, alors que je me noyais depuis bien trop longtemps. On y reviendra.

C'est alors que j'ai découvert le Service Civique. Cela venait d'être mis en place, c'était très peu connu, je ne me souviens même pas comment j'ai eu accès à l'information. C'était rémunéré 500 euros par mois, j'avais besoin d'argent pour vivre. C'était possible jusqu'à 25 ans, j'en avais 24. C'était le plan parfait. Ayant en tête de repasser le CRPE en candidat libre (bornée la fille), et frustrée du peu de stages vécus en deux ans d'IUFM, je décide alors de chercher un service civique dans une école. Mon idée c'était de découvrir la vie d'une école pendant plusieurs mois, comme un stage long, afin de vérifier que le métier d'enseignant était bien ce que je voulais faire.

Spoiler : ce n'était pas le cas.


Cette année de service civique me laisse un souvenir paradoxal : à la fois du positif au niveau professionnel, grâce aux rencontres, aux apprentissages, aux remises en question ; mais un enfer au niveau personnel, à cause de cette sensation d'être au fond du gouffre mais de continuer à creuser.

Résultat : nous sommes en mai 2014, j'ai 25 ans, je viens de réaliser que le métier d'enseignant n'est pas fait pour moi, je décide donc de ne pas repasser le CRPE, j'ai l'impression d'avoir perdu 3 ans de ma vie, je le vis comme un échec, je n'ai aucune idée de ce que je veux faire, je coule... Et j'ai honte.

Honte de m'être trompée, honte de ne pas savoir qui je suis, ni ce que je veux, honte de dépendre financièrement de mes parents, honte d'avoir fait tout ça pour « rien ». Ce sentiment, avec le recul, j'en connais la source. Vous vous souvenez quelques lignes plus haut, quand je vous parlais de mon déménagement pour suivre un homme ? Voilà, la source de ce sentiment de honte, c'était lui. Moi, au fond de moi, j'étais fière d'avoir fait des études universitaires, de m'être nourrie de plein de connaissances, d'avoir ouvert mon esprit, développé mon esprit critique, réalisé des travaux de groupe, écrits deux mémoires de recherche, assurés mes présentations orales, d'avoir réussi à obtenir ma licence et mon master avec mention. Mais, sous son emprise depuis des années, je ne ressentais que la honte qu'il projetait sur moi.

Niveau d'estime de moi-même en mai 2014 : - 8000.


Comment avancer dans cet état ? A quoi puis-je me raccrocher pour arrêter de couler toujours plus profondément ? Et si je commençais enfin à écouter cette petite voix au fond de moi ?!

Cette petite voix qui, depuis un moment, me disait que les enfants dits « difficiles », les enfants avec des besoins éducatifs particuliers, et/ou une situation de handicap, et/ou vivant une situation familiale compliquée, et/ou ayant des parents dans une situation sociale compliquée, ces enfants, j'avais très envie de les aider. Et ce n'est pas le rôle de l'enseignant. Non c'est le rôle des travailleurs sociaux. On est en mai 2014, et là, enfin, je m'écoute et j'ai un déclic : je veux devenir travailleur social. J'ai hésité pendant plusieurs jours entre éducatrice spécialisée et assistante sociale. Ce qui m'a fait choisir ? Le destin. En effet, en mai 2014, je vois qu'un centre de formation de ma ville propose un concours d'entrée en formation « assistant de service social » pour la rentrée de septembre 2014, alors que normalement les candidatures sont closes. Craignant de ne pas remplir sa promotion, l'équipe avait décidé de proposer un 2nd concours d'entrée, et ce fut d'ailleurs la seule année où ils l'ont fait. Je me suis alors dit que ça m'évitait de reperdre un an à attendre le prochain concours en mars suivant, donc va pour assistante sociale. Oui, j'ai vraiment choisi pour cette raison. C'est fou la vie non ? A ce moment là, je ne pouvais pas imaginer à quel point j'avais fait le bon choix.


Nous nous retrouvons en septembre 2014, je commence ma formation d'assistante de service social, je suis toujours en couple avec qui vous savez, je suis épuisée d'avance de repartir sur trois ans d'étude, j'ai peur, je suis toujours au fond du gouffre moralement, mais je perçois une lueur d'espoir. La petite voix était satisfaite et confiante.

Ces trois années d'études ont été SI riches et intenses. Comment les résumer en quelques lignes ? Dire qu'elles m'ont sauvée semblerait exagéré. Et pourtant... c'est proche de la vérité. Sur le moment, dans l'instant présent, je n'ai pas vu le changement. Je n'ai pas vu à quel point apprendre ce métier m'a permis d'apprendre à me connaître et à me révéler. Je n'ai pas vu à quel point apprendre ce métier, où on aide les autres, m'a permis de m'aider moi-même. Sur le moment, j'ai « juste » ressenti comme une évidence. Avec le recul, je comprends que c'est ce qu'on ressent quand on s'écoute et qu'on est soi-même.

C'est grâce à ce que j'ai appris pendant mes études de travailleur social que j'ai compris ma situation d'emprise, et que j'ai trouvé les ressources en moi pour les quitter (le mec et la situation). C'est grâce à ce que j'ai appris pendant mes études de travailleur social que j'ai compris certains comportements, certains (dys)fonctionnements de proches, et que j'ai pardonné. C'est grâce à ce que j'ai appris pendant mes études de travailleur social que j'ai compris que pour être aidée, il faut le vouloir et le consentir. C'est grâce à ce que j'ai appris pendant mes études de travailleur social que j'ai accepté de me faire aider. C'est faux. C'est quelle expression déjà ? Ah oui, le cordonnier est le plus mal chaussé...


Vous pensiez que l'histoire s'arrête au fait que j'avais (enfin) trouvé ma voie professionnelle en écoutant ma voix intérieure ? La vie n'est pas un long fleuve tranquille... qu'on soit Groseille ou Le Quesnoy (oui j'ai une très grande culture cinématographique). Démarre en septembre 2017 un nouveau chapitre de ma vie : exercer le métier d'assistante sociale pour me concentrer sur les autres plutôt que sur moi-même. La petite voix ? A phone.

Troisième erreur de parcours, qui dura pendant cinq ans de pratique professionnelle, et qui m'a permis d'apprendre qu'aider les autres n'est pas suffisant pour s'aider soi-même. Cinq années où j'ai travaillé dans diverses structures, auprès de divers public : service social du personnel en entreprise, service social en faveur des élèves en collège, service d'insertion socioprofessionnelle de bénéficiaires du RSA, et pleeeeein de services et établissements médico-sociaux pour enfants, adolescents, et adultes en situation de handicap et/ou avec troubles des apprentissages, où j'avais que des temps partiels. Bref, dès que je sentais qu'un truc n'allait pas comme je le voulais, j'allais voir ailleurs si l'herbe était plus verte.

Au bout du chemin, un burn out.

Parce qu'à trop arroser l'herbe des autres, j'avais oublié de m'occuper de la mienne.


Juin 2022, fin du game, je baisse les armes, je n'y arrive plus. J'ai 33 ans, ça fait trop d'années que je ne m'écoute pas, je suis épuisée, énervée contre tout, psychologiquement à bout, dégoûtée par mon métier, écœurée par le système administratif et institutionnel, triste de ne pas avoir réussi à m'épanouir, perdue sur ce que je vais faire de ma vie, angoissée par l'avenir, angoissée par tout, tout le temps ; mais surtout : libérée. Libérée d'un poids énorme. Enfin. Enfin, j'arrête de ramer à contre courant. Enfin, j'arrête ce métier de merde, ingrat, difficile et si peu reconnu. Oui, ce métier de merde, c'est ce que je pensais en juin 2022. Enfin, je peux arrêter et me reposer. Me reposer sur d'autres épaules que les miennes. Celle de mon conjoint, bienveillant, celle de mon médecin traitant, compréhensif, celle d'ami.e.s, soutenant.


Démarre alors un nouveau chapitre de ma vie : apprendre à prendre soin de moi. Cela a commencé par oser dire au médecin que j'ai besoin d'être arrêté plus longtemps. Quatre mois en tout. Cela a été d'oser et d'assumer passer mes journées à ne rien faire d'autre que dormir et lire, un chat sur les genoux. Puis, cela a été d'oser reprendre contact avec un.e psychologue, après une première tentative avortée deux ans plus tôt. Cela a été de se rendre, tous les vendredis, à ces séances, sans crainte, ni honte mais au contraire soulagement et fierté. Ensuite, cela a été d'oser admettre qu'à trop m'occuper des autres, je me suis perdue, au point de ne plus me (re)connaître. Enfin, cela a été d'avoir envie d'y remédier, en contactant une agence de bilan de compétences en septembre 2022. Si mes formateurs passent par là, sachez qu'aucun mot ne serait assez puissant pour incarner ce que votre accompagnement m'a apporté. Sans le travail réflexif et introspectif permis par ce suivi, je n'aurai pas pu écrire une seule ligne de cet article, ni prendre les décisions qui ont suivies.

Grâce à ce bilan, j'ai compris pourquoi j'ai longtemps voulu être enseignante. J'ai compris que cette envie était seulement justifiée par le fait que je garde un souvenir positif de ma scolarité, du fait que que j'y étais valorisée, appréciée pour ce que j'étais, une petite fille sage, drôle et maligne, et que l'école représentait pour moi un espace de paix et de bonheur. J'ai compris qu'en voulant devenir enseignante, je cherchais à retrouver la petite Laura qui, à cette époque, n'avait aucun problème. Le monde lui était doux et sans encombre... à mille lieux de ce que la Laura adulte vivait. J'ai compris que je voulais être enseignante parce que j'aimais mes enseignants, et que la petite Laura a toujours voulu faire plaisir aux gens qu'elle aime, allant jusqu'à oublier son propre plaisir.

Grâce à ce bilan, j'ai compris que j'ai le droit d'être celle que je suis, que j'ai le droit de fonctionner comme je fonctionne, que j'ai le droit d'aimer ce que j'aime, et que j'ai le droit de ne pas attendre le regard ou l'avis des autres pour m'épanouir.

J'ai le droit d'être hypersensible, avec un QI supérieur à la moyenne, d'avoir eu des facilités à l'école car je fonctionne comme le système éducatif le demande, sans avoir à en culpabiliser ; j'ai le droit d'être très empathique au point de pleurer souvent pour toutes émotions ; j'ai le droit d'être introvertie ; j'ai le droit d'avoir besoin de calme et d'être seule pour me ressourcer ; j'ai le droit de ne pas aimer la foule ; j'ai le droit de préférer rester seule chez moi que de sortir voir du monde ; j'ai le droit d'aimer les gens, de vouloir les aider, mais de le faire à distance pour me protéger ; j'ai le droit de ne pas vouloir d'enfant ; j'ai le droit d'être drôle et sérieuse ; créative et intellectuelle, organisée et bordélique, forte et fragile à la fois, bref, j'ai le droit d'être un paradoxe ambulant. J'ai le droit d'être moi, sans avoir à me justifier.


Neuf mois après ma décision de faire une pause professionnelle, et six mois après le début du bilan de compétences, les effets positifs de cette période de transition, à m'écouter et prendre soin de moi, se sont faits sentir. Je me sentais prête pour un nouveau chapitre : créer ma propre voie professionnelle.


C'est ainsi qu'en avril 2023, est né GIOIA Conseil !

Comment j'en suis venue à entreprendre en créant un cabinet libéral de travail social alors que 9 mois avant je pensais que c'était un métier de merde ? Et bien en m'écoutant. La petite voix me disait que ce métier me convient, mais pas dans les conditions que j'ai connu. La petite voix me disait que maintenant que je sais qui je suis, ce que je vaux, ce que je mérite, et que je prends soin de moi pour mieux prendre soin des autres, alors j'ai tous les outils pour m'épanouir. J'ai compris que j'ai besoin d'être libre de mes pensées et de mes actes, besoin que ma créativité et mon (haut) potentiel puissent s'exprimer, besoin que toutes mes compétences soient mises à profit dans mon activité professionnelle, sans être limitées par des missions institutionnelles réductrices (j'y reviendrai dans un prochain article). J'ai compris que je voulais transmettre mon expérience, pour qu'elle soit utile à d'autres. J'ai compris que je voulais aider, en me sentant libre de le faire à ma façon : en distanciel, auprès de personnes qui pourraient être moi, en cassant les codes du social à l'ancienne, en partageant du contenu sur mon métier, sur mes pensées, sur des sujets de société, parce que ça me passionne. Peut-être que l'entreprise ne sera pas rémunératrice, peut-être que l'aventure entrepreneuriale me fera vivre des échecs, mais je n'ai plus peur car je sais que j'apprendrai de mes erreurs.

Aujourd'hui, en juin 2023, je suis fière de mon parcours, fière d'avoir compris que pour être heureuse je devais trouver ma voiX, la suivre et ne jamais la perdre.


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J'espère que cette lecture vous aura été agréable (même si vous n'aimez pas les parenthèses).


N'hésitez pas à partager cet article. Evidemment que ça permet une visibilité à mon cabinet pour atteindre de potentiel-les futur-es client-es. Mais pour moi, le partage de mes contenus est d'abord utile pour des personnes qui auraient besoin de lire ou d'entendre ce que j'ai vécu. Moi la première, je n'ai pas su écouter les conseils, je n'ai pas su saisir les mains tendues, je n'ai pas su prendre l'aide qu'on m'a proposé dans mon parcours. Je n'étais alors pas prête à faire ce chemin là. Aujourd'hui je souhaite transmettre le fait que c'est OK de ne pas être prêt-e. Sachez que le jour où vous serez prêt-e, il y aura des personnes comme moi qui seront là pour vous aider. Je suis la preuve vivante qu'on peut se sortir de situations très compliquées, et qu'on peut enfin se sentir heureux-se quand on s'écoute et qu'on ose être soi-même.


Laura.


Si vous le souhaitez, vous pouvez retrouver ce sujet développé en format audio sur le Podcast de GIOIA Conseil.



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